« Lady Susan » de Jane Austen, un roman épistolaire virtuose.

Lady-susan
Roman épistolaire de Jane Austen.

Ce qu’en dit l’éditeur…

Lady Susan, une jeune veuve, très belle et très intelligente, mais désargentée, s’installe chez sa belle-famille, au Château de Churchill. Reginald De Courcy, lui-même en visite au château, ne tarde pas à s’éprendre de cette femme irrésistible, malgré les mises en garde de son entourage. Mais que veut au juste Lady Susan ? Cherche-t-elle un mari ? Ou désire-t-elle seulement s’amuser ? Légèreté, élégance, perversité, manigances : toutes les figures du jeu de la séduction et des manipulations amoureuses alternent dans les quarante-et-une lettres qui composent ce roman épistolaire virtuose.

Petites notes perso…

Voici le tout dernier « roman » lu de Jane Austen, trouvé à la Librairie Les Saisons, à La Rochelle, dans ma rue, Lady Susan, sa première oeuvre pourtant, écrite alors qu’elle avait à peine 20 ans.

Quarante et une lettres offrent des portraits par petites touches, de la société anglaise de la fin du XVIII° siècle, dans l’esprit des romans épistolaires qu’elle a lus , Paméla de Richardson, La Nouvelle Héloïse de Rousseau, Les Liaisons dangereuses de Laclos, Les souffrances du jeune Werther de Goethe…

Jane Austen le compose probablement dans les années 1790, peut-être l’année même où se déroule l’action entre 1794 et 1795. Il fait la jonction entre les Juvenilia et les six grands romans qui ont fait sa renommée ; et dans l’écriture, avec sa conclusion narrative, au style indirect libre caractéristique des romans Austéniens.

Voir sur ce lien, un article antérieur sur ce même blog : « Jane Austen une romancière fascinante »

Ce roman serait inachevé, en effet aux 41 lettres, succède une « Conclusion » de Jane Austen en tant que narratrice qui met à distances ses personnages, comme on en trouve une par exemple dans « Persuasion« , à la fois ironique et ménageant le suspens, une fin tout à fait différente des romans dits du sentiment de son époque.

Il contient en fait en germes, ses thèmes romanesques à venir, particulièrement la place que la société fait alors aux femmes et aux représentations qui sont données de ce sexe dans la littérature, ici, veuve désargentée et jeune fille naïve et vulnérable … Mais il diffère par le choix d’une héroïne, belle, intelligente et manipulatrice, rompue au vice, et en cela opposée aux femmes de la société conservatrice anglaise.
La lecture en est haletante, intriguée… Comment tout cela va-t-il finir , avant la conclusion in abrupto ?

le texte…

In « Conclusion », page 108.

« Cet échange de lettres, à cause du rassemblement de certaines parties et de la séparation intervenue entre les autres, ne put au grand dam des Revenus de la Poste, continuer plus longtemps. L’Etat ne put retirer que très peu d’assistance de la Relation épistolaire entre Mrs Vernon et sa nièce, car la première comprit bientôt, par le style des lettres de Frederica, que celles-ci étaient écrites sous la surveillance de sa Mère (Lady Susan), et par conséquent, différant toute enquête jusqu’à ce qu’elle pût se rendre en Ville en personne, cessa de donner des nouvelles précises ou d’écrire souvent… »

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